La Brabançonne

La Brabançonne est l’hymne national de la Belgique. Ses paroles existent en français, en néerlandais mais aussi en allemand. A l’origine, le texte était seulement écrit en français.

Le texte d’origine

En août 1930, les Belges n’avaient pas vraiment d’hymne national. Ils entonnaient au choix, La Parisienne ou La Marseillaise. Selon la légende, La Brabançonne aurait été écrite dans un café, L’Aigle d’Or. Des jeunes révolutionnaires auraient fait étape dans ce café : on était en septembre 1830. Rue de la Fourche à Bruxelles, ils auraient crée le premier jet de La Brabançonne à partir d’un texte initialement écrit par Jenneval, un acteur français vivant en Belgique et impliqué dans ce mouvement pour la Liberté. La rencontre avec le ténor Van Capenhout permet de créer les premières paroles et musique de ce qui deviendra La Brabançonne. Cet hymne sonnait alors comme un avertissement à l’égard de Guillaume II d’Orange, roi des Pays-bas qui s’opposait à la Belgique. Le tout premier hymne sera chanté par le ténor Lafeuillade au théâtre royal de la Monnaie le 12 septembre 1830. Juste avant sa mort, la tête arrachée par un boulet de canon hollandais, Jenneval modifie le texte. Les martyrs de la Révolution y sont mis en avant.

La Brabançonne actuelle

Les paroles actuelles de l’hymne belge furent écrites en 1860 par Charles Rogier, le Premier Ministre. Il écrit modifie le texte initial afin d’effacer les sentiments agressifs qui transparaissait dans le texte de adoucit fortement : les Pays-Bas ne so nt plus vilipendés. Le texte est beaucoup plus consensuel. En effet, entre temps, la paix est revenue entre les deux pays. La musique actuelle de La Brabançonne fait référence à une partition arrangée par un certain Bender qui était, à cette époque, inspecteur des musiques de l’armée belge. Le texte officiellement autorisé de La Brabançonne date du 8 août 1921. Il n’a plus été modifié. Mais, ce n’est qu’en 1958 que la version néerlandaise est acceptée officiellement.

La Brabançonne, c’est l’hymne national de la Belgique mais c’est aussi un monument érigé sur la place Surlet de Chokier à Bruxelles. On peut y lire quelques fragments de La Brabançonne gravés sur la pierre. Ils sont écrits en français et en néerlandais pour rappeler le bilinguisme belge. Il est à noter que La Brabançonne actuelle n’est pas le seul hymne des Belges. Les Wallons entonnent Le Chant des Wallons tandis que les Flamands préfèrent Le Vlaamse Leeuw.

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